Le village, sa structure.

Nous sommes un des derniers pays d’Europe à conserver un patrimoine rural, mais jusqu’à quand ? La solution est de continuer à faire vivre nos campagnes, dans le fil de l’évolution qui caractérise notre pays.

Le Bourg est entouré de hameaux et de fermes reliés par des petits chemins sinueux et ombragés qui montent et qui descendent. Ils sont bordés de haies vives, de pommiers et de noisetiers. Chaque hameau, chaque ferme portait un nom dont l’origine est lié à des patronymes, des cours d’eau, des animaux, des types de lieux.

Carte de Cassini.

La plupart des hameaux ont maintenant disparu et des fermes ont été transformées en maisons d’habitation.
– Les hameaux s’appellent : les Pasquiers, les Robins, l’Aubier, les Reniers, les Vanniers, Corsène, les Girauds.
– Les manoeuvreries : la Cervellerie, le Porteau, la Marlingua, le Petit-Fricot.
– Les fermes se nommaient : la Barre, la Billotière, les Bondonières d’en haut, le Grand Bray, Buffan, la Caille, le Château, la Chenotière, les François, La Piollée, le Roi Petit Bon, la Pillarderie, la Ferrandière, les Ruesses, le Butteau, les Granges Neuve, le Champ la Dame, l’Orgerie, le Marchais, les Déponds, la Monjointrie, Corsène, Bourg d’Oiseau, les Abattis, les Reniers, les Cortillats, la Bougrie, les Nibelles, Mimérand,

De nos jours subsistent : les Bondonières d’en bas, le Petit Bray, la Raterie, Crignel, la Vannière, l’Aubier, les Loups

Dans le village on trouvait 5 fermes maintenant disparues : celles des Fougeron, Jamet, Berneau, Ménardon, Thomas avec son moulin à cidre. Elles assuraient le ravitaillement en lait, beurre, fromage, œufs, volaille, lapins, porcs, etc.

Cernoy-en-Berry possède aussi 3 anciens Moulins datant d’avant 1780: La Barre, les Borses, la Verrerie.

Le Village s’est développé au départ au croisement de 3 chemins : l’axe principal de Châtillon sur Loire à Aubigny sur Nère (qui avait été qualifié de stratégique pour les armées) et le chemin de Blancafort. La place du village à l’origine était donc autour du puits commun.

Cadastre napoléonien.

Par la suite, le chemin d’Autry le Chatel vers Pierrefitte-es-Bois, passant devant le lieu de la Fontaine, déplaça le centre vers la place actuelle. Cette place en tant que telle, n’a été concrétisée qu’après le transfert de cimetière et la démolition de l’ancienne église, à la fin du XIXè siècle. Elle n’était qu’un espace recouvert d’herbe où l’on pouvait se rencontrer.

 

Les voies d’accès au bourg de Cernoy-en-Berry sont depuis 1840-1850 celles que nous connaissons aujourd’hui, à cette réserve d’importance près qu’elles n’étaient pas recouvertes de bitume, mais de gravillons. La “Grande Rue” d’aujourd’hui n’aurait été goudronnée, semble-t-il, que vers 1920, ainsi que la route d’Autry et celle de Blancafort.

On retrouve le long des rues 3 types d’architectures des maisons, c’est le témoignage de l’implantation de Cernoy-en-Berry au carrefour de plusieurs influences.

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