Histoire du village.

Cernoy et ses hameaux sont visibles sur les cartes de Cassini (1785)

Cernoy-en-Berry est un petit village du Pays Fort, niché entre vallons verdoyants et forêts domaniales, arrosé par la Notre Heure, entouré de hameaux et de lieux-dits.

La paroisse de Cernoi acquiert le statut de municipalité avec un décret de l’Assemblée Nationale, puis celui de “commune”, au sens de l’administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II. La commune est orthographiée Cernoy par l’arrêté de 1801.

En 1918, la Chambre de Commerce de Paris émet le souhait “qu’un nom de complément soit donné aux localités qui portent une dénomination identique” afin d’éviter toute confusion dans les transmissions postales et le transport des marchandises. Le gouvernement accueille favorablement cette demande et le 7 juin 1918 le préfet du Loiret invite 82 communes du Loiret, ayant des homonymes dans d’autres départements, à compléter leur nom. Pour se différencier de la commune de Cernoy dans l’Oise, la notre prend le nom de Cernoy-en-Berry à la suite du décret du 31 février 1933, sous le mandat de Monsieur Jules Pelloille Maire de la Commune.

Le village est l’une des deux communes berrichonnes du canton de Châtillon sur Loire. Il est situé à un peu moins de 10 km de ce chef-lieu de canton et à 20 km au sud de Gien, ancien chef lieu d’arrondissement. 

D’après l’ouvrage de Jacques Soyez sur l’origine des noms de localités du Loiret, le nom de Cernoy viendrait du nom latin ancien ‟acernatum”, qui signifie un endroit où les érables abondent, une plantation d’érables. On peut lire par ailleurs, qu’au Xe siècle, le nom viendrait d’un paysan s’attribuant le lieu, qui criait “c’est cheu moi” aux voyageurs d’où Cernoi à cette époque !!

Ici nous sommes dans le Berry, terre de légendes !

Il en existe plusieurs ayant trait à la commune.

  • Pour l’une “si vous trempez votre chemise dans l’eau de la Fontaine Saint-Loup, vous n’aurez plus jamais peur” ;
  • Une autre serait à l’origine du surnom de la commune : en arrivant de Châtillon, la première vision du voyageur était les très nombreuses brouettes des lavandières rassemblée à l’entrée du village à côté du lavoir. C’est de là que viendrait le surnom de “Çarnoué les Bérouettes”.
  • Enfin, l’église Saint-Martin-Saint-Loup, de style néogothique, est surmontée par la “girouette de Jéricho”, représentant un ange soufflant dans une trompette, étrange quand on sait que, selon la Bible, les trompettes de Jericho firent écrouler les murailles de la ville. L’église tient bon depuis le XIXe siècle ! Malgré une longue suite de conflits au sujet de sa construction.

Cernoy-en-Berry a toujours été un village essentiellement agricole. La culture et l’élevage des bovins et des chèvres se sont considérablement transformés à partir des années 1960. Les nombreuses petites exploitations de polyculture et d’élevage ont peu à peu disparu. Elles n’ont pas résisté aux vastes exploitations. Le paysage est lui-même radicalement transformé. Le morcellement extrême du bocage, avec des parcelles entourées de haies vives, n’a pas survécu à l’agriculture moderne.

Les armes de Cernoy-en-Berry se blasonnent ainsi :

D’or aux deux pals potencés et contre-potencés de sable rempli d’or, accompagnés de trois feuilles d’érable de sinople posées en pal barre.

Les pals potencés et contre-potencés reprennent les armes de la plus ancienne famille seigneuriale connue de la commune : la prestigieuse famille de Jaucourt, issue des comtes de Champagne.

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